Le droit de bouchon : késako ?



crédit photo : www.emob.fr
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Pour les mariages, les soirées de Gala ou les repas d’affaire, on note aujourd’hui une tendance à vouloir faire découvrir des vins ou champagnes dénichés chez le caviste ou lors d’une foire aux vins. Si cette marque d’attention sera fort appréciée par vos convives, attention cependant à la pratique du droit de bouchon qui peut rendre la facture salée et donner un goût amer à votre réception !

Petit tour d’horizon sur ce fameux droit !!!


La pratique du droit de bouchon

Lorsque vous organisez un événement dans un restaurant ou autre lieu de réception, il est parfois possible d’apporter vous-même votre vin et votre champagne, ce qu'on appelle aux USA le BYO (Bring Your Own). Cependant, vous n’avez aucun droit, en tant que client, à prétendre vouloir apporter vos propres bouteilles ; cela résulte obligatoirement d’une négociation commerciale entre le restaurateur et vous-même.
Si nombre d’établissements et de traiteurs ne pratiquent aucun droit de bouchon, sachez donc qu’il s’agit d’un usage autorisé de la profession mais qui n’est réglementée par aucun texte. Il consiste à facturer au client une somme forfaitaire par « bouchon », c'est-à-dire pour le service d'ouverture des bouteilles, de service au cours du repas ainsi que pour l'utilisation et le lavage des verres.

Les tarifs du droit de bouchon

Il n’y a pas de tarif fixe concernant le droit de bouchon : tout dépend du standing de l’établissement choisi et de la nature des boissons servies (vin ou champagne). En revanche, il s’applique uniquement par bouteille servie. En pratique, on constate que les professionnels de l’île demandent un droit de bouchon qui varie entre 5 et 10 eur par bouteille servie. C’est pourquoi le décompte des bouteilles est important dans ce cas-là et il faut veiller à une ouverture progressive des bouteilles afin d’éviter le gaspillage et la facturation inutile.

Les points importants de votre contrat banquet

Pour éviter les mauvaises surprises des derniers jours, veillez à tout faire noter sur le contrat :
- si le traiteur ou le restaurateur n’applique pas ce droit, et ils sont nombreux sur l’île dans ce cas-là, le faire stipuler sur le contrat afin d’éviter tout malentendu.
- en cas d’application, faire stipuler le coût par bouchon, le nombre de bouteilles de vin et de champagne qui seront livrées et la catégorie des alcools servis.

En cas de contrôle, ces mentions permettent :
- d’être couvert vis-à-vis de l’administration fiscale dès lors que l’exploitant peut prouver que les boissons ont été amenées par ses clients.
- d’éviter que le client ne conteste par la suite le nombre de bouteilles apportées.
- d’éviter pour le client d’être facturé sur des bouteilles non ouvertes.


A vous donc de faire le calcul afin de savoir si cela reste plus rentable pour vous d'apporter votre vin et votre champagne, même avec l’application du droit de bouchon par bouteille.

Lundi 8 Mars 2010


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